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Iannis Xenakis

1922 - 2001

Compositeur, ingénieur, architecte mais aussi résistant, Xenakis a participé à révolutionner le monde sonore de la deuxième moitié du vingtième siècle. Né en Roumanie de parents grecs, il passe sa jeunesse à Athènes où il milite contre l’occupation allemande puis britannique de son pays alors en guerre civile. En parallèle de ses études à l’École Polytechnique, il prend des cours particuliers de musique. Une immense soif de connaissances l’anime, tant dans les arts que dans les sciences (littérature, astronomie, philosophie, mathématiques), qu’il mêle dans un creuset commun, influencé par le modèle antique qui le passionne. Il s’enfuit en 1947 vers la France, son nouveau pays d’adoption, tandis que le régime grec le condamne à mort ; il ne pourra retourner dans son pays d’origine que vingt-sept ans plus tard. Les séquelles à la fois physiques – un éclat d’obus lui détruit une partie du visage en 1945 – et psychologiques de cette période marquent profondément sa musique : Nuits, œuvre chorale créée en 1968, est dédicacée aux détenus politiques de son pays. A Paris, il rencontre Olivier Messiaen qui le sensibilise à la question du rythme, lui fait découvrir les musiques extra-européennes et l’encourage à intégrer ses connaissances scientifiques à la création musicale. Sa première œuvre aboutie, Zyia (1952), est déjà fondée sur des lois mathématiques, mais demeure très proche de l’archaïsme et de la musique folklorique de son enfance, dans un esprit assez bartokien. Sa rencontre avec Le Corbusier, pour qui il travaille en tant qu’ingénieur et architecte, est également décisive : il partage avec le créateur français une fascination pour la symbolique des nombres et le monde antique. En 1953, à l’occasion d’un chantier commun dans lequel Xenakis utilise la série de Fibonacci, il compose Metastaseis, qui obéit à la même formule mathématique, et invente alors une nouvelle écriture musicale qui consiste à utiliser des courbes paraboliques pour retranscrire dans l’espace et le temps les mouvements de masse sonore des différents instruments de l’orchestre. Le choc produit par cette œuvre et par Pithoprakta (1955-56) fait rapidement de Xenakis une figure majeure de l’avant-garde européenne. Dès les années 1960, il est l’un des premiers compositeurs à utiliser les capacités des ordinateurs pour complexifier le processus créatif. Malgré la rupture de sa collaboration avec Le Corbusier en 1959, il continue de mêler architecture et musique pour créer des œuvres immersives, notamment dans Terretektorh (1965-1966), où il éparpille l’orchestre dans le public, puis dans les Polytopes (Polytope de Cluny, 1972-1974 ; Diatope, 1977), spectacles de son et de lumière mêlant musique instrumentale et électronique. La fin de sa vie est marquée par des œuvres de plus en plus sombres, qui semblent confronter la mort, alors que la maladie le gagne progressivement. En 1997, il compose son ultime œuvre, O-Mega, pour percussions et orchestre de chambre, épure totale de son style nommée d’après la dernière lettre de l’alphabet grec.

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Iannis Xenakis
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À (RÉ)ÉCOUTER

Iannis Xenakis (1922 - 2001), Okho pour percussions

19e Août Musical de Deauville, vendredi 07 août 2020
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Titre de l’épisode
Nom de l’émission – Episode 2
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