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Darius Milhaud

1892 - 1974

Ma vie heureuse : le titre de l’autobiographie de Darius Milhaud suffira à détourner ceux qui, chez les créateurs, préfèrent les destinées contrariées à la lumière et à la sérénité. Circonstance aggravante aux yeux de ces grincheux, la muse de Milhaud ne lui a jamais résisté bien longtemps, et c’est avec une franche assurance dans son art que le compositeur a pu livrer près de 450 œuvres durant sa carrière. « Français de Provence, de religion israélite » : Milhaud aimait à rappeler lui-même les deux racines qui ont forgé son identité et que l’on retrouve notamment dans une écriture gorgée du soleil de la Méditerranée. Les dons musicaux de l’enfant de Marseille et d’Aix ne vont cependant pas tarder à l’obliger à monter à la capitale, pour parfaire sa formation au conservatoire de Paris avec Paul Dukas, Charles Widor ou André Gedalge. Les conseils de Charles Koechlin, qui le reçoit en privé, sont également décisifs pour le jeune homme. A vingt ans, autre rencontre déterminante, celle de Paul Claudel, qui fera plus tard du musicien son secrétaire lors de son séjour au Brésil en tant qu’ambassadeur. A Rio, Milhaud s’abreuve des rythmes, des couleurs et des mélodies locales, et en tirera profit dans des œuvres comme L’Homme et son désir ou Le Bœuf sur le toit, cette dernière page étant écrite à son retour en France en forme de spectacle de music-hall sur un argument de Jean Cocteau. Un des Six du groupe du même nom (avec Auric, Durey, Honegger, Poulenc et Tailleferre), il produit durant les folles années 1920 avec succès des œuvre dans tous les genres : l’opéra, avec Le Pauvre matelot (livret de Cocteau) et Christophe Colomb (livret de Claudel), le ballet avec La Création du monde où s’invite le jazz de la Nouvelle Orléans, la musique symphonique et concertante avec Les Symphonies de chambre ou Le Carnaval d’Aix, ou encore la musique de chambre. Juif et auteur de « musique dégénérée », Milhaud s’exile dès 1940 aux Etats-Unis, où Pierre Monteux l’aide à obtenir un poste à l’université d’Oakland en Californie. La guerre passée, il revient en France, mais restera toujours fidèle aux Etats-Unis, où il honorera de nombreux cours dans des universités prestigieuses ainsi que des commandes, comme la Symphonie n°8, un portrait musical du Rhône. Elu à l’Académie des Beaux-Arts en 1971, il s’éteint trois années plus tard laissant derrière lui une œuvre immense, faisant notamment usage de la polytonalité et de la polyrythmie, et qui mérite largement d’être réévaluée.

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Darius Milhaud
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À (RÉ)ÉCOUTER

Darius Milhaud (1892 - 1974), Le Bœuf sur le toit pour piano à quatre mains, op. 58

11e Août musical de Deauville, dimanche 29 juillet 2012
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